Née à Waha le 08/06/1924et veuve de Michel Auguste DE SUTTER, Madame Léa Maria, Thérèse TECHY, la vénérable vieille dame du quartier du Donneux à Marcouray vient de tirer sa révérence, sans bruit, discrètement, le 21/08/2009.
Tout le village, ses voisins, ses amis, partagent la peine de sa famille. Elle occupait tant de place dans le quartier que chacun ne peut dissimuler sa tristesse.
Deux éloges furent prononcés, qui en des mots bien sentis disent ce que tout le monde ici partage.
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A l'âge de 87 ans, Maria Clémentine Ghislaine FLUZIN nous quitte.

Née à Beffe le 3/09/1919 , elle dit adieu à ses parents et amis de Marcouray où le 3/03/2006, elle est décédée en sa maison sise 4 rue de la Forêt.

Elle vécut très longtemps avec sa sœur, épouse d'Alphonse POIRIER, puis avec sa nièce, Yvette Poirier.

Lorsque la guerre éclate, elle atteint l'âge où les cœurs rêvent à l'amour mais les garçons seront au combat. Une petite fermette produira de quoi survivre et faire front à toutes les embuscades du destin.

Et puis, il y a les parents auxquels elle se doit de prêter assistance. Elle apporte tous ses soins à ceux qui l'entourent, mais elle mérite aussi qu'on lui vienne en aide car par trois fois elle sera hospitalisée dont deux opérations à cœur ouvert. Maria est d'une santé fragile. Elle restera invalide à 100%.

On ne peut que s'émouvoir devant tant de souffrance supportée avec la force que n'effleure même pas sa légendaire gentillesse. C'est le chemin du village qui la conduisit au bonheur : en ville serait-elle allée jeter ses dernières forces dans une communauté anonyme ?
Ici tous ont souffert avec elle et chacun la pleure car bien que fragile c'est une solide courtoisie qu'elle distribua autour d'elle.

A ses proches et à Yvette en particulier Marcouray dit toute sa sympathie. Que la jeunesse qui n'a pas eu le bonheur de la côtoyer retienne cette chaleur humaine impossible à trouver lorsque c'est l'indifférence qui gouverne.





Mars 2005 - Adieu LUCIE MOTTET


Lucie était l'épouse de Lucien ORBAN et la maman de cinq enfants.
Née le 31 août 1937 elle nous quitta ce 29 mars 2005.

Exemplaire elle le fut à chaque instant, dans sa vie de tous les jours : dévouée et attentive aux siens, ardente au travail, discrète mais imprégnée de si bonnes traditions.

Elle n'avait pas le temps des frivolités : sa belle famille prenait tout ses loisirs. Il est vrai que plusieurs enfants poursuivirent des études supérieures et que deux salaires furent bien nécessaires. Fermière compétente elle assumait avec fierté lorsque les charges professionnelles de Lucien l'appelaient ailleurs.

Chez ORBAN, on sait faire face aux aléas qui sont le sort de tout un chacun.

La souffrance ne l'épargna pas. Durant de nombreuses années elle endura la maladie avec force.

Mais un jour, exténuée, elle cessa de faire son si bon pain, celui dont toute la famille se régalait à ne pouvoir en manger d'autre !

Elle l'avait toujours fait ce si bon pain, comme un geste sacré qui bénit la famille. Elle tenait cette bonne vieille tradition de ses parents qui lui enseignèrent tous les gestes qui donnent sa saveur à la vie. Mais vint la tristesse quand, épuisée, elle confia à son fils de reprendre le flambeau. Pétrir la pâte était devenu bien trop lourd…

Depuis ce jour-là, on savait qu'elle donnerait toutes ses forces dans la lutte contre la maladie. Tous les gestes d'amour qu'elle accomplissait sans geindre furent la source de son courage en face de la vie qui se déroba fatalement.

Chère Madame ORBAN, une foule immense est venue vous rendre un dernier hommage en ce radieux début d'avril. On lisait sur les visages l'émotion et la tristesse causées par votre départ bien trop précipité. On devinait aussi dans les yeux embrumés que le souvenir fidèle que vous laisserez dans le village sera pour toujours imprégné des belles valeurs familiales que vous portiez à bout de bras.

A tous vos proches les gens de Marcouray unis devant la peine qui les frappe adressent à chacun l'assurance de leur grande sympathie.




Juin 2003

Au revoir petit-homme.

Il n'est pas un habitant du village qui, passant par la Maladrie n'aura un souvenir bien ému pour ce cher Gilles Lerusse qui a perdu la vie là-bas un matin de JUIN alors que plein d'enthousiasme il partait, fort tôt, prendre son travail à DEVANTAVE.

Il était fort tôt mais à 18 ans, qu'importe l'heure puisque l'on a l'ardeur.

Quelques minutes en retard, raconte-t-on, que l'on rattrapera sans difficulté : à cette heure, la voie est libre. Et qui plus est, l'itinéraire facile, est bien connu.

Il n'est pas rare de rencontrer en ce lieu précis quelques chevreuils qui ont trouvé abri au bord de la rivière. Aucune trace ne permet d'imaginer les circonstances : mais un chevreuil qui débouche effarouché en dévalant le talus qui le conduit à son repaire, ça ne laisse pas de trace non plus.

Au revoir petit-homme.

Tu avais empoigné la vie avec une vigueur et une détermination qui forcent l'admiration. Pourtant la vie t'avait déjà bien marqué de ses agressions. Mais c'est la sagesse qui te guidait.

Pleurons toutes nos larmes pour soulager notre chagrin et disons à tes proches et à tous ceux qui t'aiment que notre souvenir restera fidèle.

Tu aimais les chevaux ! Ils sont tous là pour t'accueillir dans leur paradis. A chaque hennissement que nous puissions entendre au loin, c'est à toi que nous dédierons ce chant ardant et vigoureux, ce chant d'espoir, qui soyons-en convaincus, te parviendra comme une chaleureuse étreinte.
 
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Décès
 
Venue à Marcouray en 1998 !

Venue à MARCOURAY il y a quelques années pour y trouver les derniers instants de bonheur et de paix, Jeanne REINKIN, veuve de Albert LEFRANCOIS vient de s'endormir choyée et entourée de l'affection des siens.

Née en 1917, elle venait tout juste d'avoir 90 ans. (02/03/1917)
Arrivée en 1998 chez sa fille et son gendre, Marie-Thérèse et Roland Lerusse (*), alors que son mari et compagnon de labeur réclamait des soins affectueux, ils ne vivront ici ensemble que quelques semaines. Usé par le travail et miné par la maladie Albert s'en ira le premier.

Jeanne prit ses quartiers douillets auprès de Marie-Thérèse qui ne dissimulait pas toute l'affection qu'elle vouait à sa vieille mère. Ce furent des années intenses de complicité et d'affection. Non, nos vieux parents ne pouvaient pas aller seuls à l'hospice : sur leur petite ferme du pays d'Aywaille qu'ils bonifièrent de leur courage et de leur sueur, ils avaient récolté le devoir de jouir un jour de la tendresse familiale.

Oh ! C'est surtout de son affection que grands et petits voulaient encore goûter longtemps. Cédric et Benjamin Lerusse ses petits-enfants de Marcouray et Jeanne et Emilien, ses arrières petits-enfants n'auront qu'à entretenir son souvenir. Ce bonheur-là, devenu si rare de nos jours est quasi un privilège dans notre Société moderne qui par sa dureté ronge la vie intime et joyeuse si riche pour les cœurs qui vivent joies et chagrins en compagnie de leurs ancêtres.

Jeanne partagera les taches ménagères aussi longtemps que les dernières forces le lui permettront : elle fut si triste un jour de devoir renoncer à son dernier travail de préparer les légumes pour la soupe, cette tâche symbolique peut-être, mais tant imprégnée des valeurs ancestrales au sein de la famille. Il ne lui resta plus qu'à venir sur le seuil réchauffer ses vieux os en saluant de son sourire les voisins et les gens du village qui passent.

Puis finalement le Médecin, le Docteur Poncelet, et les infirmières de l'équipe de Geneviève apporteront tout leur dévouement pour soulager la souffrance qui n'épargne même pas la fragile vieillesse.
Elle est partie doucement en desserrant la main de Marie-Thérèse qui la veillait dans son sommeil. Les portes du paradis viennent de s'ouvrir…

(*) Rue de la Résistance, 9, 6987 MARCOURAY ;



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En ce début décembre 2005, Pélagie JACOBY, Veuve de Monsieur Joseph COLLETTE vient de tirer sa révérence.

A l'âge de 89 ans, cette vénérable dame quitte le village de Marcouray, où elle résidait chez sa fille, Marie-Thérèse, veuve elle aussi de Louis Delcourt, décédé il y a quelques années.

Elle était donc la Grand-mère de Jean Louis et l'arrière grand-mère de Marie, Mélanie et Nicolas Delcourt.

Malgré son âge avancé, elle ne craignait pas d'affronter le modernisme. Quelle ne fut pas la surprise des gens du village de voir un jour, Pélagie et Marie-Thérèse confortablement installées dans leur petite voiture, partir à la conquête de la vallée.

Calmement, sans témérité, mais confiantes en elles, on les voyait régulièrement sillonner les routes du Canton, sourire aux lèvres.

Il est vrai que Pélagie connaissait le monde : Joseph Collet, son époux, occupait les fonctions de Secrétaire Communal de Beausaint en même temps qu'avec l'aide de son épouse il pratiquait le métier d'agriculteur; quant à elle, on se souvient qu'elle donna des cours Ménagers, comme le cas était très fréquent dans les écoles rurales jadis. C'était une personne cultivée, ardente et courageuse et qui forçait l'estime de ceux qui l'approchaient.

C'est à Beausaint que les gens du village de Marcouray l'ont accompagnée dans sa dernière demeure.

Pélagie ! Voici un beau vieux prénom dont l'histoire remonterait au 5e Siècle. Née à Antioche la Sainte, d'abord comédienne, se convertit puis vint s'installer dans le plus total dénuement au Mont des Oliviers. Rarement usité de nos jours, peut-être le redécouvrirons-nous sous peu : il en va ainsi de la succession des générations. On la fête le 11 octobre. (Vies des saints ; 1852)





19 avril 2004

Mademoiselle Gilberte PIRET vient de nous quitter.

Née à Marcouray en 1933 Gilberte est décédée inopinément ce 19/04/2004.

Elle habitait au n° 4 de le rue Ernifontaine, juste en face de chez Anna Robinet, sa sœur.

Discrète et simple elle vécut sa vie en supportant sans faiblesse les mutilations que la guerre lui infligea alors qu'elle n'était qu'une jeune adolescente. On la voyait peu car les séquelles qu'elle eut à endurer rendaient sa mobilité difficile.

Dame très cultivée, elle avait la passion de la lecture. On la dit même fort érudite sans toutefois qu'elle en fasse étalage.

A la famille une nouvelle fois endeuillée, Anna, Martine, Philippe, Delphine et Pauline, nous exprimons nos sentiments de profonde sympathie.



2 juillet 2002

Une triste nouvelle fait le tour du village en un éclair.

Ce 02 juillet, Marcel ROBINET, l'homme de la terre, vient de s'éteindre, après une longue maladie.

Il dirigea de main de maître la ferme sise rue Ernifontaine tout au long d'une brillante carrière.

Né à Mellier en 1926, il vint s'installer à Marcouray avec son épouse Anna PIRET.Son fils unique actif aussi dans la conduite de l'exploitation agricole trouva la mort accidentellement il y a quelques années. Chacun s'en souvient. Irréparable chagrin.

Travailleur acharné, il se mit en devoir de fertiliser toutes les terres bonnes et moins bonnes qu'il ajoutait l'une après l'autre à la superficie de son exploitation un peu trop restreinte au goût de ses ambitions professionnelles. Faire reculer les friches ou drainer les parcelles trop humides fut le lot de ses jours de pleine force de l'âge. Se construire un ensemble savamment orchestré en pratiquant les échanges permis par le remembrement à l'amiable était son souci de tous les instants.

Il se constitua un troupeau de toute grande qualité au point que ses pairs lui reconnaissaient un savoir-faire enviable. Il triompha dans bien des concours d'élevage et porta ainsi loin dans le pays la renommée de Marcouray.

Précurseur en bien des domaines, il servait de miroir pour apprécier le temps le plus opportun à saisir le rythme des saisons. Réputé pour être un fin connaisseur, il savait prodiguer l'un ou l'autre conseil judicieux à qui le lui demandait. Mais il pouvait aussi faire des envieux parce que la réussite lui souriait souvent.

Ce jeudi 4 juillet 02, tout le village est en effervescence : un incroyable défilé de voitures conduit au domicile du défunt une foule venue apporter le témoignage de sa sympathie. Et pour le conduire à sa dernière demeure, c'est l'ensemble de la profession des éleveurs de bétail qui est là : les dirigeants et les membres des associations. C'est le signe de la reconnaissance de ses mérites professionnels.

Sa famille et ses intimes le pleurent : que ces quelques lignes soient le réconfort que les gens du village de Marcouray se font un devoir d'apporter au soulagement de leur chagrin !
 








Pierre BRIOL, ami de tous…


29 novembre 2002


Agé de 85 ans, le " Petit Pierre " vient de nous quitter.
C'est la tristesse dans tous les foyers de Marcouray !

Il aimait tant parler de son village natal, Bihain, pas loin Des Tailles, près de la Baraque de Fraiture. Il vit le jour là-bas le 5 Mai 1917. Il épousa Anne-Marie LECOQ et de leur union naquirent 2 enfants, Jules et Marie-Thérèse. Trois petits enfants assureront la relève.

Du haut de sa coquette petite maison sise sur le seul promontoire du village, il pouvait en observer toutes les allées et venues car amical et surprenant, rien de ce qui s'y passait ne le laissait indifférent. Il avait un avis à émettre dans bien des situations, avis à chaque fois rythmé par le riche bon sens dont il avait le secret. Oui, chacun aimait à s'entretenir avec lui car à coup sûr il aurait son mot à dire sur l'événement du moment.

Ceux qui l'on connu dans sa jeunesse en retiennent surtout la jovialité. Il aimait rire,…et faire rire. En société tout comme dans le voisinage, il était de charmante compagnie.

Il servit sous les drapeaux quand la seconde guerre éclata. Qui n'a pas entendu de sa bouche les savoureux récits de la fierté qu'il mettait à assister " son " Lieutenant ? De même, libéré des combats et rentré au pays des Tailles, succédant à son père, il assuma avec une indicible fierté les fonctions de Cantonnier.

Il vint rejoindre Marcouray, " al cinse dô vièdge ", et y fit honneur à ses devoirs de chef de famille avant de se retirer tout la-haut pour une retraite bien méritée.

Tous, nous le regretterons.
De sa famille nous partageons la peine : Pierre est un homme qui marque la vie d'un village. Son départ ne laisse que chagrin à Marcouray. Son souvenir y restera vivace.
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Joseph Poncelet

Originaire de Hotton, il vient de quitter Marcouray pour toujours ce mardi 11/09/2007, à l'âge de 69 ans.

La maladie le pourchassait depuis longtemps, mais en le voyant ruser contre le destin on se disait que jamais la mort ne parviendrait à l'atteindre. Depuis des années, c'est son automobile qui lui servait de voiturette. Chaque jour en effet, comme accomplissant un devoir sacré, il se rendait à la Librairie soit pour s'y procurer sa lecture préférée, soit pour y déposer son tiercé. Il se rangeait adroitement sur le terre-plein, et attendait un bref instant l'arrivée d'un autre client. Dans une totale complicité, il abandonnait alors sa bourse pour permettre au commerçant d'y puiser la somme due et confier ensuite à l'entremetteur ce que Joseph attendait. Jamais ce stratagème ne connut la moindre défaillance.

Voici peu, cette solide charpente s'affala ; puis une seconde fois, la prothèse venant de céder sous le poids. Au CHU de Mont Godinne, on s'affairait à tout réparer le lendemain quand le vieux lutteur capitula en s'endormant.

C'est une profonde tristesse qui règne sur le haut de la terrasse de Marcouray car ici, Joseph tenait une bien grande place. Son souvenir se perpétuera pour longtemps par sa nombreuse postérité.

Avant de se disperser hors du nid, ses quatre enfants ont animé le village d'une vie intelligente et grouillante toute faite de gentillesse et de loisirs laborieux conduisant avec adresse pendant quelques années une petite fermette - garde manger. Nicole et Pascal Balthazard, Stéphane Jacquet et le docteur Jocelyne, Jacqueline et Pascal Kinet, Monique ses quatre filles et gendres ; Alison, Jordan, Kilian, Logan, Janelle, Jacques, Justin, Manon, ses petits enfants, voici tout son petit monde qui se sentait si bien à Marcouray.

Tout une petite communauté touchée par l'affliction mais à qui le village tout entier voudra apporter son réconfort, spécialement à Lucie, qui toujours vigilante, courageuse et attentive apporta tous ses soins à son colosse de mari en l'aidant à déjouer les pièges du destin.

Par ces quelques lignes, spécialement ceux qui animent la vie communautaire du village veulent témoigner ici du partage qu'ils prennent de la peine qui touche la Famille Poncelet.


*****






Marie SION-SAINTVITEUX 1916-2002.

Sans aucun doute fort peu connue dans notre village, les témoignages de sympathie venus de Marcouray le jour de ses funérailles à Marcourt furent cependant très nombreux.

Elle n'est autre que la Maman de Micheline habitant à Marcourt et de Christian Saintviteux qui avec son épouse Christine et Carol leur fille vécurent quelques années parmi nous avant d'émigrer vers d'autres cieux avec Marie et Pierre.

Mais Marie Sion est aussi la Grand-Mère de Nadia Collin-Pinson et l'Arrière-Grand-Mère de Louis-Philippe et Héléna Collin, nos concitoyens.

Sa vie se résume en quelques mots : droiture, ardeur au travail et gentillesse.

Deux anecdotes doivent être dites :

Alors qu'elle était toute jeune enfant, la huitième d'une famille de 13 , son père, puisatier, se devait de bien nourrir sa nombreuse famille. Il faisait donc l'élevage de furets avec lesquels chaque fin de semaine il partait à la maraude des lapins du châtelain. Oh ! horreur, le Garde-Chasse du Baron du coin le prit un jour sur le fait, les grandes poches de son énorme manteau de 2 mètres, remplies de ce précieux butin.

Au tribunal ! : une forte amende ou huit jours de prison. Verdict sans appel.

C'est par dignité qu'il se résolut à rester enfermé huit jours au cachot de la prison de Marche. Car payer eut été le plus grand déshonneur.

Jamais plus les gardes, si malins soient-ils ne le prirent sur le fait. Mais JAMAIS ses enfants n'eurent faim, même pendant la guerre 14-18.

Marie quant à elle vint toute jeune travailler à l'usine du Bas Gerny à Marloie. Pour obtenir son certificat d'embauche une condition : pouvoir présenter au Patron un papier de recommandation signé par le curé du village. Sans cet abominable témoignage d'humilité, aucune chance d'être embauchée.

Pour arriver à l'heure où la cloche retentit et que s'ouvrent les lourdes grilles, elle devait prendre le train fort tôt à Aye pour regagner la bonneterie. Pour ce faire, elle recevait chaque semaine de quoi payer son ticket de Chemin de Fer.

Oui mais, pour aller danser ou pour séduire les garçons dimanche… ?

A l'insu des parents, elle se mit à faire l'économie des tickets de train, se rendant aller-retour à travers le Gerny, à pied, par tous les temps, soleil, pluie, vent, neige ou froidure, afin d'économiser et pouvoir s'offrir de la « poudre de riz ».

Elle le conquit, l'aimé de son cœur. Grâce à la poudre de riz ? L'histoire ne le dira pas. Mais son sourire n'avait pas besoin d'artifices pour réjouir les cœurs et séduire toujours.
 
 
 
 
 
Modifié le
samedi 24 juillet 2010
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