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Marcouray, d'où viens-tu?
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LA TOPONYMIE du village de Marcouray.
La tâche à laquelle nous voudrions nous attacher ensemble est sans aucun doute fort ardue : la toponymie. Voir ci-dessous sa définition. Tenter de retrouver l'origine des noms des lieux de notre village est sans doute fascinant car par ce moyen allons nous en découvrir une partie de son histoire. La liste complète des noms qui sont repris ci-après provient du Cadastre, registre officiel des étendues communales. Les noms de rues : ce sera pour plus tard. Il est vraiment fait appel à tous car chacun détient sans aucun doute un début d'explication quant à l'origine de ces noms un peu barbares. Pourtant, ils ont tous une histoire. Et celle-là explique sûrement la notre. Jadis chaque parcelle du territoire de notre village se désignait d'une manière extrêmement précise. Aujourd'hui, seuls quelques fermiers et quelques forestiers les utilisent encore. On aurait donc tendance à les oublier…
Ce serait dommage ! Aussi allons-nous nous atteler tous ensemble à les redécouvrir. Dès que la chose en sera possible nous ferons apparaître ici le plan Cadastral de Marcouray afin de permettre à chacun de bien localiser l'endroit.
Pour l'obtention des résultats, ne soyons pas trop pressés : ne dit-on pas que l'histoire est éternelle ?
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1. Au Stoquers
2. Bayr
3. Bois Ciroux
4. Buisson
5. Carrée Haye
6. Champ Bastay
7. Claire Salle
8. Colline
9. Collinet
10. Con tournée
11. Derrière Maîtrejean
12. Devant Ciroux
13. Devant Dossays
14. Devant Jupille
15. Dossay
16. Doyard
17. Erni-fontaine
18. Falage
19. Fontenelle
20. Gros Thier
THIER, TIE, TIENE, TIENNE, TIER déterminatif Définition: " Colline ". (FELLER). " tièn: tertre, côte, raidillon " (COPPENS). " tiène: n.m. mont, montagne, masse de terre ou de roche élevée " (PIRSOUL). " tiêr: côte, raidillon, pente. francisé en thier, Godefroid donne le terme en vieux français: tier " (WISIMUS). " tièr: mont, montagne " (SCIUS, même définition pour HUBERT). " tiér: mont, montagne " (REMACLE). " tiér: côte, mont, versant d'une colline, chemin escarpé " (LEMPEREUR et MORAYNS). " monticule, éminence, berge, talus " (GRANGAGNAGE). " thier, tier, au sens de montagne, s'est conservé en wallon " (GODEFROID, vieux français). Etymologie: Issu du latin " terminus ". Evolution à " tierme " et " tierne " en ancien wallon (encore à Mons en 1866 - SIGART), puis aujourd'hui à " tiène " en Ardenne, "thier ", " tier ", et même " tiè " au pays de Liège. Diminutif " tièrmê " ou " tièrnê " (FELLER). " selon moi, tier (ter) est le même mot que tertre, terte. terne, tierné parait être une modification de tertre ou formé sur un dérivé tertinus " (GRANGAGNAGE). Mais le même auteur poursuit: " bas latin teronus, torus, en ancien français toron, toral, turault, turet, ture, tureau ". En vieux français: terne, tierne: tertre, colline (GODEFROID), en breton " tyern ", colline (SIGART).. Diffusion: Dans la province de Namur: Les phénomènes karstiques du Rond Tienne à Rochefort, la grotte du Tienne des Maulins à Rochefort également, les dolines du Tienne Hinrau à Profondeville, le trou du Tiène Mathy à Dinant et la résurgence en face du Tienne del Rotche. La forme " thier " se trouve à Rochefort avec les phénomènes karstiques du Thier et ceux du Thier des Falises. Dans la province de Liège: Les phénomènes karstiques du Thier Pirard à Comblain-au-Pont, la grotte du Thier de l'Eau ou du Tie à la l'Aiwe (sic) à Ferrière. Dans la province du Luxembourg: le trou d'El Mine du Capu Tienne, la grotte du Tienne des Vignes et les trous du Tienne de Reumont.
21. Gros Tierre
Voir 20
22. Herroul
23. Hespion
24. Houbièva
25. Hourlet Antoine
26. Jonquis
27. La Maladry
28. Le Doière
Doière (ou Douaire ?)n° 28 DOUAIRE, subst. masc. DR. ANC. Droit d'usufruit sur ses biens qu'un mari assignait à sa femme par son mariage et dont elle jouissait si elle lui survivait. Assigner, payer un douaire. J'ai fixé le douaire et les honneurs de mon auguste épouse (GOBINEAU, Pléiades, 1874, p. 348). Le futur devait stipuler un douaire de dix-huit cents francs de revenu (POURRAT, Gaspard, 1925, p. 63) :
Une double alliance avec les rois des Franks, ses voisins et ses ennemis naturels, offrait tant d'avantages politiques au roi Athanaghild, qu'il n'hésita plus, et sur cette assurance, passa aux articles du traité de mariage. De ce moment, toute la discussion roula, d'un côté, sur la dot qu'apporterait la future épouse, de l'autre, sur le douaire qu'elle recevrait de son mari, après la première nuit des noces, ... THIERRY, Récits mérov., t. 1, 1840, p. 342.
Demi-douaire (vx). ,,Pension alimentaire servie à la femme du vivant du mari`` (Lar. 19e). P. métaph. Pension, subsides. Ces jeunes gens de génie méconnus, qui trouvent tout au-dessous d'eux, et anathématisent la société, parce que la société ne fait pas un douaire convenable à ceux qui se livrent à de sublimes pensées (RENAN, Avenir sc., 1890, p. 401).
29. Long Champs
30. Masquette
31. Montagne Bellinfinois
32. Ni douteux
33. Poteau
34. Pré Pierrard
35. Roubaipréa
36. Rouseux
37. Sainte Barbe
38. Sans pain
39. Setch Fally
SETCHE VA, SECHEVAL terme fondamental et déterminatif Définition : " Vallée sèche. C'est un fait naturel, un endroit creusé jadis par un torrent qui, depuis a disparu ou renaît épisodiquement " (CASTERMANS). Plus particulièrement en région calcaire, c'est le val sec qui prolonge le thalweg en aval du point de perte d'un cours d'eau. Définition identique à celle de " chavée " (voir ce mot). Etymologie : En wallon " sètch va ", francisé en " sêcheval ", val sec. " Le féminin sèche provient de ce que val, va étaient le plus souvent féminin " (FELLER). En français on dit plutôt " vallée sèche ". Remarque: Dans de vieux actes, on peut trouver la graphie " sept cheval ". Puis, un brave scribe de service veut rectifier la faute, et transcrit tout naturellement " sept chevaux " .... Diffusion : Dans toute la Wallonie, souvent en régions calcaires, ce toponyme est souvent un indice à la présence d'un point de perte de ruisseau. On trouve la chantoire de Sècheval à Aywaille (prov. de Liège). Usage : Toponyme courant. Mériterait d'être réutilisé en mot commun.
40. Terre Boudys
41. Thiers Martin
Voir 20
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En hommage au dieu Gaulois Mercure....
Plus de quatre cent cinquante inscriptions votives et trois cent cinquante monuments figurés sont des nombres dépassent de beaucoup tout ce que possèdent les autres divinités indigènes en fait de monuments figurés ou votifs. Cette importance est encore soulignée par les formations toponymiques en Mercurius ou Mercuriacus (Mercoeur, Mercurey, Mercury, Mirecourt, Marcouray), dans la mesure où Mercurius n'est pas un gentilice romain.
Si le Mercure classique est fréquemment nu à Rome, le gaulois est, lui, un homme barbu comme l'Hermès primitif, vêtu à la mode indigène d'un costume de voyageur, coiffé du pétase, ayant pour attributs le caducée et la bourse, et pour compagnons le coq, le bouc et la tortue, parfois le serpent criocéphale. Il est quelquefois associé à une divinité féminine que les inscriptions appellent Maia ou Rosmerta, "la pourvoyeuse" et qui est un aspect de la grande divinité féminine indifférenciée.
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Hermès (Mercure) Fils de Zeus et de Maïa (une des Pléiades)
Attributions : Dieu du commerce, des voleurs, des voyageurs, des bergers et de la médecine / Messager des dieux Attributs : Sandales ailés, Caducée, Pétase (chapeau plat)
Il inventa la lyre et aime jouer des tours, il est rusé et parfois trompeur. C'est un dieu très proche des humains, qu'il assiste lorsque leur dernière heure est venue. Il est le génie des inventions et des découvertes.
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